#5 Vos sections ont du talent
C’est arrivé près de chez vous. Dans chaque région et dans vos tribunaux, nos sections syndicales ont été actives au cours des trois dernières années. Ce sont vos voix qui ont permis à ces initiatives de voir le jour : les temps de décharge d’activité alloués aux organisations syndicales sont en effet fondamentaux pour permettre à vos délégué·es syndicaux de mener à bien leurs actions et de vous soutenir quotidiennement. Nous vous proposons aujourd’hui un rapide tour de France non-exhaustif de nos sections locales afin de vous faire découvrir la diversité de leurs actions.
Du côté de la cour d’appel de Grenoble
Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup. Depuis 2023, notre section grenobloise met en œuvre l’opération « Transparence sur les primes modulables ». Un tableau est transmis en janvier aux magistrat·es du ressort avec leur taux de prime, que chacun·e remplit sur la base du volontariat permettant ainsi de connaître la moyenne des primes, de se situer par rapport aux collègues et d’engager d’éventuels recours.
En avril 2025, la section a également mobilisé une centaine de personnes sur les marches du palais de justice de Grenoble en soutien aux professionnel·les du droit menacé·es dans l’exercice de leurs fonctions.
Enfin, on a parlé libertés publiques à Grenoble avec le colloque « L’État de droit en France : crises et perspectives » et la soirée autour du livre « Des juges bien trop sages, qui protège encore nos libertés ? » en présence des auteur·rices.
Du côté de la cour d’appel d’Aix-en-Provence
La section régionale d’Aix-en Provence et la section de Marseille ont publié de nombreux communiqués de presse notamment sur la question du traitement des infractions liées au trafic de stupéfiants, mais aussi plus récemment sur les pressions exercées notamment sur les JAP au sujet des permissions de sortir. Une conférence de presse a été organisée en juillet, en intersyndicale, autour de l’ouverture des « Baumettes 3 ».
Les sections ont également organisé deux colloques en partenariat avec le Syndicat des avocats de France, en 2023, sur les inégalités économiques et les injustices de genre dans les séparations puis, en 2025, sur la thématique de l’incarcération ainsi que de nombreux ciné-débats. Les délégué·es ont mis en place deux stages syndicaux : un sur la surpopulation carcérale et un sur la défense des droits des personnes étrangères.
La section marseillaise est actuellement mobilisée autour de la question des comparutions immédiates avec la mise en place d’un observatoire des comparutions immédiates destiné à analyser plus finement les affaires qui sont orientées et jugées en urgences, avoir une vision des conditions de travail des collègues et nourrir de manière plus objective les débats sur les choix d’affectation des moyens au sein de la juridiction.
Enfin, nos élu.es marseillais·es n’hésitent pas à se mobiliser dans le cadre institutionnel des assemblées générales (motions, débats), des CSA, ou dans le cadre des dialogues avec les chef·fes de juridictions ou de Cour.
Du côté de la cour d’appel de Lyon
Du côté de Lyon, on donne de la voix. Outre de nombreuses motions, la section a créé avec d’autres syndicats de magistrat·es, de greffier.es, adjoint.es administratif et d’avocat·es une association afin de solliciter des effectifs. Le but est d’objectiver les besoins et d’intenter un recours contre l’État devant le juge administratif en cas de refus du ministère de pallier à ces absences de postes.
La section lyonnaise a aussi défendu les droits élémentaires des personnes retenues au petit dépôt du tribunal en obtenant la prise en charge d’un repas après 20 heures. Elle s’est fermement opposée à la réforme de la police judiciaire et a exprimé son soutien au mouvement de contestation du greffe depuis 2023.
Enfin, de nombreux événements ont été organisés : plusieurs cinés-débats, un colloque sur la souffrance au travail et un cycle de conférences avec le SAF sur le droit au logement et la criminalisation de la pauvreté.
Du côté de la cour d’appel de Rennes
À Rennes et à Nantes aussi, on prend le temps de la réflexion. Plusieurs cinés-débats ont été l’occasion d’échanger sur le délitement des services publics, sur la souffrance au travail mais aussi sur le sens émancipateur de l’engagement.
Des soirées-débats ont également permis de réfléchir à la notion d’ordre public avec des juges administratifs, à la situation de la protection de l’enfance ou de la justice pénale des mineurs. Des représentations suivies de débats de la pièce Léviathan de Lorraine de Sagazan à Rennes et à Saint-Nazaire ont questionné les comparutions immédiates.
Enfin, des week-ends syndicaux ont été organisés avec des universitaires : en 2024, sur l’enfermement des mineur·es avec visite d’un ancien bagne et en 2025 sur le traitement judiciaire des mouvements sociaux de contestation.
Du côté de la cour d’appel de Toulouse
La section toulousaine s’est activement mobilisée pour lutter contre la souffrance au travail et dispose de collègues syndiqué·es formé·es en clinique du travail qui outillent leur réflexion et son action dans les situations individuelles et collectives de souffrance au travail.
Du côté de la cour d’appel de Douai
Au-delà des réunions trimestrielles de la section régionale, de nombreux évènements ont eu lieu pour offrir aux collègues et citoyen·nes des moments de réflexion et d’échanges : autour du Guide du manifestant arrêté au sein d’une librairie, intervention aux fins de présentation de la justice des mineur·es auprès des adhérent·es de la LDH, participation à de nombreux ciné-débats (autour des films et documentaires Collatérales, STUP ou encore Hors Service), participation à une table ronde au Théâtre du Nord sur la pièce Léviathan.
La section a également pris régulièrement le temps de rencontrer les chef·fes de cour et de juridictions pour dénoncer notamment les situations de souffrance au travail mais aussi de violences sexuelles et sexistes au sein des juridictions du ressort. Nos élu·es sont également mobilisé·es dans le cadre institutionnel des assemblées générales (motions, débats) et des CSA.
Enfin, la section régionale s’est rendue dans les juridictions du ressort pour rencontrer les collègues et les accompagner dans leurs demandes.
Retrouvez nos publications au sujet de la CAV sur notre site internet ainsi que notre profession de foi.