Notre profession de foi
Du 16 au 20 novembre 2026, vous êtes appelé·es aux urnes pour élire vos représentant·es au Conseil supérieur de la magistrature pour une durée de 4 ans. Au cours d’une mandature décisive, les élu·es du Syndicat de la magistrature défendront vos droits, veilleront au respect de l’égalité de toutes et tous devant cette instance et lutteront pour un CSM véritablement indépendant, impartial et transparent.
Publié le 1 octobre 2026
Télécharger Profession de foi - CSM 2026
Du 16 au 20 novembre 2026, faites entendre votre voix pour un CSM indépendant, impartial et transparent. Votez pour les candidat·es du Syndicat de la magistrature !
Magistrat·es, c’est à vous qu’il revient de vous prononcer sur ce que doit être le CSM ces trois prochaines années et d’exprimer votre choix d’un Conseil pluriel, équilibré et ancré dans les principes intrinsèques à la justice : transparence, égalité, indépendance et impartialité.
Les attaques contre la justice et celles et ceux qui la rendent se sont multipliées ces dernières années. Le syndicalisme judiciaire dans son ensemble est visé mais c’est plus largement l’indépendance de la justice et l’État de droit qui sont remis en cause. Plus que jamais, les contre-pouvoirs risquent d’être mis à l’épreuve. Le CSM, garant constitutionnel de l’indépendance de la justice, doit donc jouer pleinement son rôle et nos élu·es sauront mieux que quiconque exiger de lui qu’il soit à la hauteur du moment.
La loi organique du 20 novembre 2023 a permis une avancée certaine en consacrant l’élection du Conseil au scrutin direct et à la proportionnelle – ce que nous demandions de longue date. Toutefois, la rénovation du CSM est largement inachevée. La réforme constitutionnelle, qui devait consacrer l’indépendance du parquet, est enterrée. Le poids de la hiérarchie judiciaire y est toujours déterminant et les conditions de nomination des personnalités extérieures ne sont assorties d’aucune garantie de compétence. Le CSM continue de dépendre de la DSJ dans son activité de nomination et de l’IGJ dans son activité disciplinaire. Le SM continuera donc à porter l’exigence d’une réforme qui renforce les pouvoirs, l’indépendance et l’impartialité du Conseil.
Au cours de la mandature à venir, nos élu·es ne relâcheront pas leurs efforts pour contrer le off, le poids des réseaux et l’influence de l’administration ou du ministre. Si les pratiques ont évolué, les droits des magistrat·es sont encore régulièrement bafoués et leur indépendance demeure fragile.
Le SM, pleinement engagé aux côtés de tous·tes les magistrat·es, continuera, comme il le fait depuis plus de cinquante ans, à vous défendre sans concession contre les attaques venant de l’extérieur comme de l’intérieur de l’institution et à œuvrer pour une indépendance effective au quotidien.
Le SM, très présent dans le débat public, continuera à défendre l’égalité des droits, les libertés publiques et sera plus que jamais déterminé à faire respecter l’État de droit.