Notre publication

La revue "Délibérée"

 

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution, ce 25 mars, d'un nouveau numéro de Délibérée, la revue de réflexion sur la justice que nous animons, coéditée par La Découverte.

En ouverture, carte blanche a été donnée à Émilie Biland, Nicolas Rafin et Hélène Steinmetz, membres de l'équipe de recherche pluridisciplinaire JUSTINES qui produit les analyses parmi les plus stimulantes en matière d'inégalités face à la justice du quotidien et de l'intime, pour aborder un sujet criant d'actualité : quelle régulation de la vie privée et familiale, pour quel(s) intérêt(s) et protection(s) ?

Délibérée a ensuite entendu consacrer son dossier, qui doit largement à une collaboration avec le Cesdip, à la police. Il s'agit ici de tenter de se décentrer de la seule question du maintien de l'ordre, certes importante mais qui occupe déjà beaucoup l'espace médiatique, et d'aborder le sujet sous l'angle du pouvoir. Quel pouvoir sur/de la police ? Quelles mutations passées et à venir de cette police qui paraît en voie d'autonomisation avancée ? Quel rôle de l'État, à ses différents échelons, et d'autres acteurs politiques ou institutionnels ? Comment policer la police ? Et, pour tenter de resituer la place du judiciaire dans cette cartographie du pouvoir, notamment s'agissant de la question des violences policières, nous avons prolongé ce dossier par une audition libre un peu particulière, puisque ce sont cette fois deux magistrates, membres du bureau du SM et de la rédaction, qui ont été passées à la question par deux personnalités peu suspectes de complaisance avec les institutions policière et judiciaire…

En varia, vous pourrez lire le portrait bouleversant de Léon Lyon-Caen, grand magistrat, qui défendit une conception de l'office d'un juge nécessairement engagé dans la défense des libertés ; à l'heure où celles-ci sont attaquées, où des élus portent encore l'idée de l'interdiction du syndicalisme dans la magistrature, il est bon de se tourner vers l'histoire et celles et ceux qui ouvrirent la voix de l'engagement par le droit. Nos rubriques vous permettront de vous interroger sur la justice transitionnelle en Colombie et ses enjeux politiques, de vous mettre au clair avec le devoir de réserve des fonctionnaires ou assimilés, ou encore d'entendre la parole d'un justiciable faisant la triste expérience d'un processus judiciaire violent et validiste. Enfin, parce qu'il est utile en cette période morose pour les libertés de garder en mémoire que les luttes collectives se construisent dans le temps et finissent par payer, nous vous présenterons le récit de la guerilla juridique qui a permis la reconnaissance de la notion de racisme systémique en entreprise.

Nous vous joignons la double page sommaire/auteurs et autrices de ce numéro 12, auquel ont contribué, outre des magistrates et magistrats de l'ordre judiciaire (dont nos deux dessinateurs), des personnalités aux horizons divers qui font la richesse de cette publication.
Vous trouverez également ici un article du journal Le Monde de ce jour présentant ce dernier numéro de la revue.

 

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Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution, le 13 juillet 2020, d'un nouveau numéro de Délibérée, la revue de réflexion sur la justice que nous animons, coéditée par La Découverte.

Carte blanche a été donnée à l'écrivaine Marie Cosnay, engagée dans l'accompagnement des mineur·es exilé·es, qui vient ici interroger puissamment notre conception de l'enfance, des droits et et de la vulnérabilité.

Le dossier de la revue est une variation autour de la question suivante : « la propriété, sans le vol ? ». Il s'agit, dans une logique émancipatrice, d'explorer les différentes dimensions, utilités et expériences de la propriété, qu'il s'agisse de celle des moyens de production, de propriété numérique et d'accès aux savoirs, d'accès au logement, ou, plus largement, de notre façon d'habiter la terre.

Pour l'audition libre, Délibérée, est partie à la rencontre de Raymond Depardon et Claudine Nougaret, qui ont tant à nous dire sur leur engagement artistique, le rapport à l'image, sur les institutions en général et la Justice en particulier, après tant d'années à la scruter et décortiquer.

Dans les rubriques, un tour du côté de la justice constitutionnelle portugaise en temps de crise économique permettra sans doute de puiser quelques idées pour les temps difficiles qui s'annoncent post covid19 tandis que le storytelling de l'efficacité de la vidéosurveillance pour lutter contre l'insécurité sera largement écorné. Puis la propriété, de nouveau, sera interrogée, sous l'angle cette fois de la guerilla juridique qu'il y a lieu de continuer à mener afin que ce ne soit pas toujours la propriété qui l'emporte...

Enfin, vous lirez en varia un texte sur le retour en force inquiétant des fouilles intégrales en détention, ainsi que la suite de notre exploration de la thématique droit et management avec une incursion du côté de l'histoire.

Nous vous joignons la double page de couverture sommaire/auteurs et autrices de ce numéro 10, auquel ont contribué, outre des magistrates et magistrats de l'ordre judiciaire (dont nos deux dessinateurs), des personnalités aux horizons divers qui font la richesse de cette publication : écrivaine, sociologues, historien, Professeure et maîtresses de conférence en droit, magistrat étranger, juriste, chercheurs et chercheuses, militants et militantes, parfois plusieurs choses à la fois.

 

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Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution, le 26 mars 2020, d'un nouveau numéro de Délibérée, la revue de réflexion sur la justice que nous animons, coéditée par La Découverte. Il s'agit d'un numéro spécial consacré à la thématique Justice & Médias ; spécial en ce qu'il a été élaboré en partenariat avec Acrimed - association qui met en commun savoirs professionnels, théoriques et militants au service d’une critique des médias -, et en ce qu'il déborde le cadre traditionnel du dossier pour s'étendre également à l'ensemble de nos rubriques.

La question de l'influence médiatique sur la Justice n'est pas nouvelle. L'évolution des médias et notamment l'émergence des réseaux sociaux, semble venir renouveler le débat : « vers une Justice populiste ? » interroge Olivia Dufour, journaliste et autrice d'un ouvrage sur la question, qui a accepté de se prêter au jeu de notre traditionnelle audition libre. Une magistrate italienne témoigne du reste de ce que fût rendre la Justice sous un gouvernement populiste n'ayant eu de cesse d'utiliser les médias contre celle-ci. Un passage par une mise en perspective historique au travers l'analyse de journaux à grand tirage du début du XXe siècle montre que certaines représentations fantasmées de la Justice n'ont pas attendu les nouvelles formes médiatiques pour émerger dans la presse, tandis que les réseaux sociaux contribuent sans doute à crisper les débats, mais aussi à pointer certaines défaillances de la Justice. Dès lors, s'il faut continuer à considérer d'un œil critique la façon dont les médias parlent de la Justice et la représentent encore trop souvent, entre folklorisation et dépolitisation, encore faut-il interroger – ici lors d'un entretien croisé avec un magistrat et un journaliste et ancien porte-parole du garde des Sceaux - la façon dont la Justice se donne elle-même à voir et communique. Et bien évidemment interroger son action, susceptible de porter atteinte à la liberté d'expression et d'information. La loi de 1881 est une loi de protection de la liberté de la presse ; mais de plus en plus voit-on porter des coups de boutoir à cet édifice protecteur, dont il faut - nous expliqueront deux avocats spécialistes de la question -, réaffirmer le caractère indispensable. Liberté de la presse, certes, mais dans une certaine mesure, le journalisme d'investigation ne s'apparente-t-il pas à un « journalisme de démolition » qui vient concurrencer voire mettre à mal la Justice ? Vous le découvrirez en lisant notre rubrique souverains poncifs...Enfin, parce que les médias sont astreints à des logiques économiques qui précarisent les journalistes, une pigiste engagée sur ce front nous donnera à voir comment l'arme du droit peut être mobilisée ; l'histoire des ex-salariées de Samsonite nous montrera comment lutter par le droit et médiatiser la lutte par le théâtre.

Enfin, vous trouverez dans cette nouvelle livraison, hors thème Justice & Médias, une carte blanche passionnante laissée au Professeur de philosophie du droit François Ost, qui nous explique pourquoi « malgré tout », nous avons encore, et peut-être même plus que jamais, besoin du droit. Vous pourrez lire en outre un article consacré au pseudo-syndrome d'aliénation parentale, et enfin le premier volet d'une nouvelle série sur Justice et management, consacré aux grandes réformes structurelles.

Nous vous joignons la double page sommaire/auteurs de ce numéro 9, auquel ont contribué, outre des membres d'Acrimed et des magistrates et magistrats de l'ordre judiciaire (dont nos deux dessinateurs), des personnalités aux horizons divers qui font la richesse de cette publication : avocats, Professeur de droit et de philosophie du droit, historienne, documentariste, et journalistes.

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Sommaire Délibérée #09 (72.13 KB) Voir la fiche du document

 

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution, le 24 octobre 2019, d'un nouveau numéro de Délibérée, la revue de réflexion sur la justice animée par le Syndicat de la magistrature et coéditée par La Découverte.

La carte blanche qui ouvre traditionnellement la revue est cette fois laissée à Elsa Dorlin, Professeure en philosophie sociale et politique, qui a accepté de revenir pour nous sur la séquence répressive et les moyens qui y sont déployés depuis l'hiver 2018.

Le dossier est consacré à la justice face à la question environnementale. « Impunité environnementale ? » interroge ainsi l'édito. L'actualité consacre désormais une large part à la lutte contre le réchauffement climatique, aux atteintes diverses et variées à la biosphère, et il faut se préparer à voir surgir de plus en plus d'instances devant des juridictions nationales ou internationales en lien avec ces questions ; le constat est pourtant celui d'une action par le droit et la justice bien difficiles. Les articles de ce dossier invitent ainsi à questionner nos représentations juridiques, l'efficience des normes et leur fabrique, et les conditions d'un droit pénal véritablement efficace en matière environnementale.

Au gré des rubriques, vous pourrez vous pencher sur les enjeux autour du droit du travail dans le Brésil de Bolsonaro, ou sur le debunkage du vieux poncif d'une trêve hivernale « trop protectrice des locataires ». La guérilla juridique contée est celle des offensives inquiétantes menées aux États-Unis contre le droit à l'avortement, et les paroles de justiciables mises en lumière celles de familles en situation de grande précarité en matière d'assistance éducative.

Délibérée a cette fois choisi d'auditionner librement un représentant et une représentante du Flag !, l'association initiée par et pour des policiers et policières afin de lutter pour les droits des personnes LGBT et désormais étendue à l'ensemble des personnels des Ministères de l'Intérieur et de la Justice.

Enfin, cette nouvelle livraison contiendra encore un long entretien croisé à trois voix sur la condition carcérale des femmes.

Vous trouverez ci-joint la double page sommaire/auteurs de ce numéro 8, auquel ont contribué, outre des magistrates et magistrats de l'ordre judiciaire (dont nos deux dessinateurs), des personnalités aux horizons divers qui font la richesse de cette publication : avocat, Professeur.e.s, chercheurs et chercheuses de différentes disciplines (sciences politiques, philosophie, droit), membres de la Fondation Abbé Pierre ou d'ATD Quart Monde.

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Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution, le 20 juin 2019, d'un nouveau numéro de Délibérée, la revue de réflexion sur la justice animée par le Syndicat de la magistrature et coéditée par La Découverte.

En ouverture, une carte blanche laissée à Johann Chapoutot, Professeur d'histoire contemporaine, spécialiste du droit nazi, interroge, au travers de l'exemple de l'Allemagne en 1933, les éléments qui précipitent vers la sortie de l'État de droit.

Le dossier est consacré à la question de l'égalité devant la Justice et des discriminations. Inégalités partout, Justice nulle part ? Si le tour d'horizon n'est en effet pas rassurant quant à la capacité de la Justice à lutter efficacement contre les inégalités voire à ne pas elle-même en produire comme le montre le traitement judiciaire des Roms en matière de droit au logement ou à l'accès à la scolarisation, certains articles proposent des pistes de réflexion pour tenter d'y remédier. Mieux identifier et appréhender plus finement les mécanismes de discrimination, développer certaines notions utiles telles la discrimination sur l'apparence physique ou le capital procédural, agir en faveur du développement d'une véritable culture de l'analyse et de l'évaluation de nos propres pratiques aussi bien au sein de nos parquets en matière pénale, que comme juges des enfants face à des familles en situation de transculturalisme. Des pistes qui ne sont évidemment pas exhaustives mais permettent de penser, au-delà d'un constat assez pessimiste, des actions concrètes.

À l'occasion des rubriques, vous retournerez en Turquie, où la répression continue de sévir notamment contre les avocats, suivre le long et difficile parcours judiciaire d'une personne ayant perdu des proches lors de l'incendie de l'hôtel Paris-Opéra, vous reviendrez sur le poncif martelé et instrumentalisé ad nauseam selon lequel il y aurait, en France, un chiffre noir très important de "peines inexécutées", ou encore sur la lutte menée contre la dématérialisation de la prise de rendez-vous en Préfecture pour le service d'accueil des étrangers. Ce dernier point doit nous inspirer si nous ne souhaitons pas que cette dématérialisation, évidemment appelée à se généraliser, ne soit synonyme de dissolution du service public.

Délibérée a cette fois choisi d'interroger Christine Lazerges sur son parcours et son bilan après deux mandats exercés à la tête de la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme : un entretien qui doit nous alerter quant aux atteintes répétées aux libertés fondamentales, et un mépris de plus en plus en plus marqué pour les droits humains et leurs défenseurs et défenseuses par ceux qui nous gouvernent.

Enfin, cette nouvelle livraison contiendra également le dernier volet de notre série engagée sur le chiffrement, ainsi qu'une réflexion sur le retour en grâce, depuis quelques années, chez les parlementaires tant de droite que de gauche, des mécanismes d'automaticité dans le choix des peines.
Vous trouverez ci-joint la double page sommaire/auteurs de ce numéro 7, auquel ont contribué, outre des magistrates et magistrats de l'ordre judiciaire (dont nos deux dessinateurs), des personnalités aux horizons divers qui font la richesse de cette publication : avocate, chercheur et chercheuses de différentes disciplines du droit, historien, sociologues, géographe, journaliste, membre de l'OIP, ou simple citoyen faisant l'expérience d'une confrontation à la Justice.

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution, le 28 février 2019, d'un nouveau numéro de Délibérée, la revue de réflexion sur la justice animée par le Syndicat de la magistrature et coéditée par La Découverte.

En ouverture, une carte blanche laissée à Pierrette Poncela, professeure émérite de droit pénal, revient sur les actualités foucaldiennes dans une économie pénale aujourd'hui dominée par les notions de précognition et de gouvernementalité néolibérale.

Pour le dossier, Délibérée a souhaité faire un pas de côté, et traiter des relations entre jeu et droit. Un dossier tout à la fois ludique et instructif, qui permet d'explorer la théorie du droit pour mieux en interroger les pratiques et tenter de comprendre pourquoi, en matière de justice comme en matière de jeux, selon les termes d'un professeur de droit américain, « les mêmes gardent toujours l'avantage » ; l'occasion encore de découvrir un exemple de justice de classe sous l'Ancien Régime, de tâter les frontières entre univers virtuel, droit pénal et droit des contrats, mais aussi de rattraper l'actualité par la bande avec un article faisant le point sur les conséquences néfastes prévisibles de la privatisation de la Française des Jeux, et un autre revenant sur le régime des interdictions administratives de stade.

Délibérée a également fait comparaître à la barre, pour l'interviewer,Pascale-Robert Diard, chroniqueuse beaucoup lue dans le monde judiciaire.

Cette nouvelle livraison contiendra également une réflexion sur les opinions séparées, la tentation du (se) faire justice, ainsi que le premier volet d'une série tragi-comique sur les partenariats public-privé en matière d'immobilier judiciaire.

Les rubriques, enfin, vous feront voyager aux Etats-Unis, interrogeront la force probante des procès-verbaux de police en cette période de répression féroce de mouvements sociaux, et vous livreront le récit singulier d'expériences de la transphobie judiciaire, comme celui d'un combat livré pour faire reconnaître une maladie professionnelle.

Vous trouverez ci-joint la double page sommaire/auteurs de ce numéro 6, auquel ont contribué, outre des magistrates et magistrats de l'ordre judiciaire (dont deux dessinateurs), des personnalités aux horizons divers qui font la richesse de cette publication : avocate, chercheurs et chercheuses de différentes disciplines du droit, archiviste et historiens, sociologue, professeurs en sciences économiques, politiste.

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